Plantez en automne

C'est le bon moment pour planter les bulbes à fleurs

Chacun le sait, « l'important c'est la rose »... Donc, l'entretien de vos rosiers ou leur plantation revêt un caractère quasi sacré. Symbole de féminité et d'amour, la rose est la reine du jardin. Pourtant elle ne la joue pas star (ses racines restent très terriennes) et pourvu que vos rosiers soient bien taillés et bien traités, ils vous donneront de grandes satisfactions visuelle et olfactive. Rosiers tiges, pleureurs, arbusifs ou grimpants, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les couleurs. Alors à vos ciseaux, coupez ou plantez ! Au printemps, vous serez récompensée de vos efforts.

Pourquoi choisir l'automne ?

Peu exigeants quant à la nature du sol, les rosiers poussent sans difficulté à condition d'être plantés dans des lieux ensoleillés et peu ventés. Dame Rose n'apprécie pas de voir ses pétales exposés aux quatre vents. Il est conseillé de les mettre en terre en évitant la période des fortes gelées. Une reine n'aime pas avoir froid aux pieds.
C'est pourquoi, les rosiers qui vous sont proposés en racines nues sont la plupart du temps conditionnés en motte, en conteneur ou en sachet plastique, se planteront entre la mi-octobre et la mi-décembre. Installés confortablement dans la terre dès l'automne, ils seront plus robustes et donneront une floraison plus précoce et plus abondante. Rose ascendant vierge ou scorpion, c'est en automne que les rosiers se préparent pour exhaler leurs plus doux parfums aux premiers effluves printaniers.

Comment préparer le terrain ?

En règle générale, le trou de plantation doit être trois fois plus grand que la motte ou que les racines nues. Ce qui veut dire des trous de 40 cm de diamètre et de 50 cm de profondeur pour un rosier moyen. Préparez un mélange comprenant moitié de terre de votre jardin (retirez les débris, cailloux et herbes), moitié de terreau de plantation et 10% de fertilisant naturel (fumier). Evitez un emplacement où un rosier serait déjà mort, certains champignons ont pu infecter la terre.

Comment réussir votre plantation ?

Si vous avez choisi des rosiers à racines nues, un habillage est nécessaire : vous raccourcirez les racines de 2 cm et les tiges d'un tiers. C'est curieux, mais la nature préfère raccourcir ses robes avant l'hiver alors que nous avons tendance à les rallonger... Avant de les planter, « pralinez » les racines. Ce n'est en rien une gourmandise sucrée mais une préparation organique vendue dans le commerce qui empêche les racines de se dessécher et facilite leur reprise en terre.
Si vous avez opté pour des rosiers en conteneur, retirez l'emballage, taillez uniquement les tiges, et faites tremper la motte pendant une dizaine de minutes, le temps pour que la terre soit bien imbibée et que les racines soient suffisamment humidifiées.
Selon la taille et l'espèce de vos rosiers, vous les espacerez entre 30 cm pour les rosiers miniatures, 40 cm pour les massifs groupés, 60 à 70 cm pour les rosiers paysagers et 2 à 3 m pour les rosiers grimpants.

Bons conseils

  • L'exposition sud-est semble être la meilleure pour les rosiers.
  • Si l'œil (c'est ainsi qu'on nomme le bourgeon) d'extrémité d'une branche s'est développé, mieux vaut le supprimer en taillant juste au-dessus du bourgeon inférieur pour une meilleure reprise.
  • Mettez le rosier en terre de façon à situer le point de greffe au niveau du sol et couvrez de paille hachée ou d'écorces de pin.
  • Le port de tête de la rose est souverain, soyez généreux à l'arrosage, de 6 à 10 l par rosier.
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